Cher visiteur, je vous invite à lire tous mes articles de mon site et à consulter ces liens. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Loyola
- Invitation a s’inscrire au Forum Planet’Ere, juin 2017, http://us14.campaign-archive2.com/?u=fc0d6c6081f8a6d9e3229805a&id=2ca25b4800&e=5237d5b056https://www.facebook.com/6eforumplanetere2017/ https://www.kajoom.ca/portfolio-item/6e-forum-planetere-2017/ Je fais partie de l’organisation au Cegep de St-Jérome
- Mon blog, mes textes sur le Huffington Post : http://quebec.huffingtonpost.ca/loyola-leroux/
- Mon bénévolat, réviser des textes pour les Classiques des Sciences Sociales : http://classiques.uqac.ca/inter/benevoles_equipe/liste_leroux_loyola.html
- Consultez mon profil sur LinkedLink : https://www.linkedin.com/in/loyola-leroux-2b42b538/
- Mon FaceBook : https://www.facebook.com/leroux.l?fref=ts
- Sur Twitter : https://twitter.com/lerouxloyola
- Mon livre commentaire de ‘’L’Éthique a Nicomaque’’ d’Aristote : http://www.editionscec.com/fr/enseignants/collegial-universitaire/catalog/manuel-16934.html Aristote conseille son fils Nicomaque pour qu’il mene une vie heureuse.
- Mon bénévolat en Haiti avec l’OSBL Solidarité Haiti http://solidaritehaiti.org/ J’ai visité des écoles en cosntruction partout dans l’ile.
- Sur le site du Cegep de St-Jérome : https://www.cstj.qc.ca/2013/03/26/un-retraite-du-cstj-medaille-du-jubile-du-diamant/
- Hommage au bénévole dans le Bulletin de la ville de Prévost : http://www.ville.prevost.qc.ca/uploads/Bulletin%20Oct_final.pdf
- Fondateur de la Librairie communautaire des Laurentides en 1975 au Cegep de St-Jérome : http://www.laurentides.coop/fr/nav/proposdenous/fondateurs.html
- FLQ ‘’Octobre 70’’ J’étais un des 500 qui ont été emprisonnés : http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/crise-doctobre/201010/16/01-4333246-crise-doctobre-un-monument-a-la-memoire-des-prisonniers.php
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«Les chiens aboient, la caravane passe» (proverbe arabe)
Je vous invite à monter dans ma caravane pour faire un bout de chemin. Vous pourrez débarquer quand bon vous semblera. C’est la curiosité qui la mène. J’embarque tout le monde sur le pouce. Comme un éléphant, ma caravane n’avance pas vite, mais elle n’arrête jamais. Elle ralentit à l’occasion, pour s’intéresser à fond à un sujet, mais dès qu’elle rencontre »des jaloux », elle reprend son petit trot, en les laissant aboyer. Des centaines de personnes ont voyagé sans frais dans ma caravane, depuis plus de 50 années et, j’en suis convaincu, elles ont toutes appris quelque chose. Elle roulera encore pendant une vingtaine d’années, si Dieu ou Belzébuth le veut. En attendant, vous pouvez m’écrire à loyler8@gmail.com pour me faire part de vos commentaires. Si le MTQ et des écologistes de bureau n’avaient pas mis des batons des les roues de ma caravane, elle aurait sillonné tout le Québec pour planter des arbres partout.
Lecteur, si vous ne devez lire qu’un seul texte sur mon site, que ce soit le suivant un très beau poème d’Aragon qui présente ma conception de la vie. Le dernier quatrain m’aide à accepter le fait que je vis avec le cancer depuis 2004. Lorsque l’oncologue m’informa de ma condition en janvier 2004, de l’opération à la colonne pour réduire la tumeur et la chimiothérapie qui suivrait, elle m’a dit : »Vous avez 50% des chances que le traitement réussisse. » J’ai pensé à ma défunte mère Agathe et je me suis dit, comme elle disait : »Je vais me battre. »
De beaux poèmes, de belles chansons et surtout les différentes versions de l’Ave Maria m’ont aidé à m’en sortir.
ARAGON. Que la vie en vaut la peine.
C’est une chose étrange à la fin que le monde
Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit
Ces moments de bonheur ces midis d’incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes.
Rien n’est si précieux peut-être qu’on le croit
D’autres viennent. Ils ont le cœur que j’ai moi-même
Ils savent toucher l’herbe et dire je vous aime
Et rêver dans le soir où s’éteignent des voix.
D’autres qui referont comme moi le voyage
D’autres qui souriront d’un enfant rencontré
Qui se retourneront pour leur nom murmuré
D’autres qui lèveront les yeux vers les nuages.
II y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l’aube première
II y aura toujours l’eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n’est le passant.
C’est une chose au fond, que je ne puis comprendre
Cette peur de mourir que les gens ont en eux
Comme si ce n’était pas assez merveilleux
Que le ciel un moment nous ait paru si tendre.
Oui je sais cela peut sembler court un moment
Nous sommes ainsi faits que la joie et la peine
Fuient comme un vin menteur de la coupe trop pleine
Et la mer à nos soifs n’est qu’un commencement.
Mais pourtant malgré tout malgré les temps farouches
Le sac lourd à l’échine et le cœur dévasté
Cet impossible choix d’être et d’avoir été
Et la douleur qui laisse une ride à la bouche.
Malgré la guerre et l’injustice et l’insomnie
Où l’on porte rongeant votre cœur ce renard
L’amertume et Dieu sait si je l’ai pour ma part
Porté comme un enfant volé toute ma vie.
Malgré la méchanceté des gens et les rires
Quand on trébuche et les monstrueuses raisons
Qu’on vous oppose pour vous faire une prison
De ce qu’on aime et de ce qu’on croit un martyre.
Malgré les jours maudits qui sont des puits sans fond
Malgré ces nuits sans fin à regarder la haine
Malgré les ennemis les compagnons de chaînes
Mon Dieu mon Dieu qui ne savent pas ce qu’ils font.
Malgré l’âge et lorsque, soudain le cœur vous flanche
L’entourage prêt à tout croire à donner tort
Indifférent à cette chose qui vous mord
Simple histoire de prendre sur vous sa revanche.
La cruauté générale et les saloperies
Qu’on vous jette on ne sait trop qui faisant école
Malgré ce qu’on a pensé souffert les idées folles
Sans pouvoir soulager d’une injure ou d’un cri.
Cet enfer Malgré tout cauchemars et blessures
Les séparations les deuils les camouflets
Et tout ce qu’on voulait pourtant ce qu’on voulait
De toute sa croyance imbécile à l’azur.
Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
Qu’à qui voudra m’entendre à qui je parle ici
N’ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle.
Louis ARAGON in Les yeux et la mémoire – Chant II – 1954
J’ai lu et relu ce beau poème plusieurs fois.
Loyola
J’ajoute les belles chansons qui m’aident a vivre comme »Non je ne regrette rien » de Piaf
et »Que c’est beau la vie » de Ferrat https://www.youtube.com/watch?v=8scS3HNnYII
et l’Ave Maria.
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Note : Lecteur sois indulgent avec les fotes d’ortograf.
Je remercie Norber Fortin, un ancien scout, qui m’a aidé a partir ce site.